Cette section vise à retracer l'ascendance de la famille Benne d'Hélécine, en partant d'Emmanuel Benne (1865 - 1945), ancêtre de tous les Benne de la commune, mais également d'autres familles Hélécinoises.
Emmanuel Joseph Benne, dit Emmanuel, voit le jour à Opheylissem le 1er juin 1865. Il est le fils de Désiré Joseph Benne et Marie Amélie Thomas.
Mais où est-il né à Opheylissem ? Dans l’atlas cadastral Popp (« Plan parcellaire de la commune de Op-Heylissem : avec les mutations », 1860), on retrouve référence aux domiciles et propriétés de Pierre et Gabriel Benne. Le premier étant le grand-père d’Emmanuel, qui n’a eu qu’un seul fils (le père d’Emmanuel), il est vraisemblable de penser qu’Emmanuel serait né à cette adresse, en tant que domicile de son père Désiré. Nous reviendrons sur Gabriel Benne plus tard.
Nous savons également dans la famille où se situait la maison d’Emmanuel Benne et de sa femme jusqu’à sa mort. Sur la photo ci-dessous ,il s’agit de la ferme blanche en L sur la gauche, aujourd'hui disparue et remplacée par la nouvelle pharmacie
Acte de naissance d'Emmanuel Benne, 1865
Les photo précédente sont le plan cadastral d'Opheylissem vers 1850 et le relevé de celui-ci pour l'habitation discutée. Le carrefour d’Opheylissem apparait dans la partie supérieure de l’image, et ce qui deviendra la ferme d’Emmanuel Benne en 1898 est référencé comme habitation 124f et jardin 123e (entourés en orange), c’est-à-dire selon le registre la propriété des frères Joseph et Emmanuel Thiry. En 1865, Emmanuel Benne n’est donc pas né dans cette maison, qui deviendra sienne par héritage après avoir épousé la fille de Joseph Thiry (et suite au décès de ce dernier en 1898). Après le décès d’Emmanuel Benne, la ferme ira à son fils Désiré.
Quant à la propriété du grand-père (Pierre Benne), elle est entourée en mauve sur la carte, correspondant aux références 113a et 113b, ce qui correspond environ au N°22 actuel de la rue Olivier Benne. C’est probablement là qu’Emmanuel Benne est né, tout comme probablement ses enfants nés avant 1898.
Emmanuel, menuisier de formation, se marie avec Marie Louise Thiry (1865 – 1948) d’Opheylissem le 2 juin 1888. L'acte est ci-contre et sa transcription ci-dessous.
L'an 1888, le deux du mois de juin, à onze heures du matin, devant nous Jean-Baptiste Avelange bourgmestre, officier de l'état civil de la commune d'Op-Heylissem, arrondissement de Louvain, province de Brabant, sont comparus, en séance publique
Emmanuel Joseph Benne, menuisier, né en cette commune le 1er juin 1865 ainsi qu’il conste de son acte de naissance ci-joint par extrait, y domicilié, ayant satisfait complètement aux obligations envers la milice nationale ainsi qu’il résulte du certificat modèle numéro 60 délivré par Monsieur le Gouverneur de la Province du Brabant, en date du 26 août 1888 ci annexée, célibataire, majeur, fils légitime de Désiré Benne, menuisier et de Marie-Amélie Thomas, ménagère, conjoints domiciliés au même lieu, ci-présents et consentants, d’une part, et
Marie Louise Thiry, sans profession, née en cette commune le 7 juillet 1865 comme il conste de son acte de naissance ci-joint par extrait, y domiciliée, célibataire, majeure, fille légitime de Joseph Thiry, cabaretier, domicilié au même lieu ci-présent et consentant et de Julie Clémentine Delande, décédée en cette localité le 27 septembre 1878 ainsi qu’il conste de son acte de décès ci-joint par extrait, d’autre part.
Les comparants ont déclaré qu'aucune convention matrimoniale n'a eu lieu entre eux.
Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux, et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune les dimanches six et treize mai dernier, respectivement à dix heures du matin.
Aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées, ainsi que du chapitre six du titre du Code civil intitulé du Mariage, nous avons demandé au futur époux et à la future épouse s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme ; chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement, nous déclarons, au nom de la loi, que Emmanuel Joseph Benne et Marie Louise Thiry sont unis par le Mariage. De quoi avons dressé acte, en présence de Antoine Branckotte, âgé de 44 ans, garde champêtre, de Alexis Julien Closse, âgé d e28 ans, ouvrier agricole, non parent ni alliés aux époux, de Maximilien Thiry, âgé de 32 ans, ouvrier agricole, frère de l’épouse et de Julien Thomas, âgé de 29 ans,, ouvrier agricole, beau-frère de l’épouse, tous domiciliés en cette commune, lesquels ont signé avec le présent acte, après lecture faite, ainsi que les époux et les parente de l'époux, le père de l'épouse a déclaré ne savoir signer étant illettré.
De cette union naitront 12 enfants dont 5 décéderont avant leur premier anniversaire.
Le fils ainé du couple, Olivier, né en 1892, s’était enrôlé dans l’armée belge le 1er octobre 1912. Il faisait partie de la 1ère Compagnie du 1er Bataillon du 10ᵉ Régiment de Ligne, portant le matricule 110/57958 et le grade de caporal. Il décède pendant les combats, le 5 mai 1918, de ses blessures à la suite de l’explosion d’un obus. Il avait 26 ans. Son nom fut donné à une rue d'Opheylissem en sa mémoire. Ci-contre deux photos de lui datant respectivement d'avant et pendant la Première Guerre Mondiale.
Les six autres enfants sont visibles sur la photo suivante.
Ci-dessous, photo de la famille Benne dans les années 1930. De gauche à droite:
assis : Alphonsine Benne, Emmanuel Benne, Marie-Louise Thiry-Benne, Joseph Benne ;
debouts : Désiré Benne, Louisa Benne, Thérèse Benne, Rosa Benne
Alphonsine (1889 - 1962) épousa Lucien Lorent d'Hampteau. Leur fille Madeleine (1912 - 1995) épousa Jules Steenwinckel (1912 - 1997) qui fut le dernier bourgmestre d'Opheylissem avant la fusion des communes. Elle est l'ancêtre des Steenwinckel d'Hampteau.
Louisa (1893 - 1952) épousa Prosper Bauwin. Ils habitaient à l'actuel N°31 rue Olivier Benne. Elle décéda dans un accident de travail à la ferme de ses parents en 1952.
Thérèse (1894 - 1982) épousa Jules Tossens de Noduwez. Ils reprirent le magasin Delhaize de la chaussée fin des années 1920. Après le décès de Jules en 1957, Thérèse garda le magasin avec sa fille cadette, Yvonne, jusqu'au mariage de celle-ci en 1964. Elle parti alors habiter chez sa fille ainée Blanche, au 65 rue de l'Abbaye, jusqu'à son décès en 1982. Thérèse est l'arrière-grand-mère de Julien Sevenans.
Joseph (1895 - 1975) épousa Elisa Trolin d'Opheylissem. Ils eurent 4 garçons dont les deux ainés, Olivier et Marcel, eurent une descendance à leur tour.
Désiré (1900 - 1954) épousa Mathilde Dewaelheyns de Gossoncourt. Ils reprirent la ferme des parents et eurent deux filles, Yvette et Ginette. Yvette jusqu'il y a peu habitait avec son mari René Hamels au 61 rue de l'Abbaye. Désiré décéda assez jeune de suite d'une maladie.
Rosa (1906 - 1993) épousa Xavier Dethiège de Neerheylissem. Ils habitaient rue des Charrons et avaient entre autres des entrepôts sur le site actuel du Spar. Ils eurent deux fils dont la descendance se poursuit encore à Noduwez.
Mars 1937, Opheylissem. De gauche à droites (femmes): Blanche Tossens (fille de Thérèse Benne, grand-mère de Julien Sevenans), Marie-Louise Thiry-Benne, Alphonsine Benne-Lorent, Madeleine Lorent-Steenwinckel, Rosa Benne-Dethiège. Enfants (de gauche à droite): André Dethiège, Yvonne Tossens, Arthur Dethiège.
Rose Benne (debout à gauche) et Thérèse Benne (assise). Début des années 1920. La jeune fille à droite n'a pas pu être identifiée.
Photo de mariage de Désiré Benne et Mathilde Dewaelheyns
Emmanuel Benne, ici sur une photo de 1919, décéde le 1er juin 1945 à Opheylissem. Il est enterré avec son épouse dans l'ancien cimetière d'Opheylissem. Leur tombe se trouve près du monuments en hommages aux anciens combattants.
Marie-Louise Thiry, ici en 1919, décède le 7 juillet 1948 à Opheylissem. Elle est enterrée avec son mari.
Désiré Joseph Benne naît le 23 avril 1837 à Opheylissem, dans la maison familiale de ses parents, Pierre Benne et Florentine Bailly.
Transcription de l'acte: L'an 1837, le 24 du mois d'avril, à onze heures du matin, par-devant nous Laurent Collon, échevin, délégué, officier de l'état civil de la commune d'’Op-Heylissem, Province de Brabant, est comparu Pierre Benne, âgé de 29 ans, profession de menuisier, domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né en cette commune hier à deux heures de l'après-midi, de lui déclarant et de Florence Bailly, son épouse, ménagère, domiciliée en cette commune, et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de Désiré.
Les dites déclaration et présentation faites en présence d’Eugène Dupont, âgé de 34 ans, profession de garde-champêtre, domicilié en cette commune, et de Jean Joseph Evrard, âgé de 42 ans, profession de boutiquier, domicilié en cette commune. Et ont le comparant et les témoins signé avec nous le présent acte, après qu'il leur en a été fait lecture.
En 1862, Désiré se marie à Racour avec Marie Amélie Thomas (1834 – 1915), originaire de ce village. Leur acte de mariage est visible ci-dessous, et sa transcription juste après.
Transcription de l'acte de mariage: L'an 1862, le 7 mai, à dix heures du matin, par devant nous Jacques Maison, Bourgmestre, Officier de l'état civil de la Commune de Racour, sont comparus en notre maison Commune et publiquement :
Désiré Benne, menuisier, âgé de 25 ans et treize jours, domicilié à Opheylissem où il est né le 23 avril 1837, comme conste de l’extrait de son acte de naissance délivré par l’officier de l’Etat Civil de la Commune d’Opheylissem, majeur, fils légitime de Pierre Benne, menuisier, âgé de 51 ans et de Florentine Bailly, ménagère, âgée de 50 ans, domiciliés à Opheylissem, ici présents et consentants, lequel le futur époux a justifié d’avoir satisfait aux obligations sur la milice, d’une part, et
Marie Thomas, sans profession, âgée de 27 ans et quatorze jours, domiciliée à Racour, où elle est née le 26 décembre 1834, comme conste des registres de l'état civil de cette commune, majeure, fille légitime de Mathieu Thomas, cultivateur, âgé de 55 ans, et de Caroline Hobin, ménagère, âgée de 53 ans, domiciliés à Racour, ici présents et consentants d'autre part.
Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux, et dont les publications ont eu lieu devant la principale porte de notre maison Commune les dimanches 7 avril et 4 mai présente année et dans la Commune d'Opheylissem les mêmes dimanches, comme conste du certificat de non-opposition délivré par l’Officier de l’Etat Civil d’Opheylissem.
Aucune opposition ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées, ainsi que du chapitre six du titre du Code civil intitulé du Mariage, nous avons demandé au futur époux et à la future épouse s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme ; chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement, nous déclarons, au nom de la loi, que Désiré Benne et Marie Thomas sont unis par le mariage.
De quoi avons dressé acte, en présence de Grégoire Bailly, sans profession, âgé de 84 ans, aïeul du futur époux, de Jean-Baptiste Avelange, cultivateur, âgé de 32 ans, domicilié à Opheylissem, de Jean-Baptiste Rasetté épicier, âgé de vingt-deux ans, domicilié à Septfonds et d'Odon Sebaert, échevin, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, domicilié à Ransart, cousin issu de germain de l'épouse, lesquels ont signé avec les contractants, le comparant et nous, seuls contractants qui se sont désignés, ont déclaré ne savoir pas écrire.
De cette union naquirent cinq enfants connus dont seuls trois atteindront l’âge adulte.
Emmanuel, dont nous avons parlé juste avant,
Jeanne Marie (1871 - 1952) qui épousa Gustave Terwagne de Neerheylissem. Leur fille Rosa épousa Joseph Thomas. Ils habitaient dans le centre de Neerheylissem,
Octavie (1874 - +) qui épousa Constant Cloes d'Opheylissem. Ils habitaient dans la maison famiale Benne dont nous parlerons plus bas.
Désiré apprend le métier de son père, grand-père et oncle : menuisier. Dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, à Opheylissem, le menuisier est l’un des artisans essentiels du village. Dans son petit atelier attenant à la maison, il travaille le chêne et le hêtre, fabriquant portes, volets, meubles et berceaux pour les familles du bourg. À la demande des fermiers ou de la fabrique d’église, il répare bancs, charrettes ou confessionnaux, souvent en collaboration avec le maréchal-ferrant et le charron voisins. Loin du tumulte industriel, il vit modestement mais respecté, symbole d’habileté et de fiabilité. Le bois arrive par Tirlemont, parfois jusqu’à la sucrerie d’Heylissem où certains menuisiers trouvent des travaux saisonniers. Des histoires dans la famille racontent aussi que les menuisier Benne ont participé à la rénovation du dôme du château d’Heylissem sous la direction de l’architecte Alphonse Balat, lors des travaux de transformation du château en 1864 et 1865 – l'encart historique qui suit décrit ces travaux.
Vers 1890, les premiers outils mécaniques et les jeunes formés dans les écoles techniques transforment peu à peu le métier. Ce menuisier incarne alors la transition entre l’artisanat traditionnel et l’aube d’un monde moderne, enraciné dans la patience et la matière vivante du bois.
Désiré décède le 26 août 1898 à l’âge de 61 ans, à Opheylissem.
Entre 1864 et 1865, le château d’Heylissem fait l’objet d’une profonde campagne de rénovation confiée par son propriétaire, Gustave Van Den Bossche, à Alphonse Balat. Ce dernier était l’architecte attitré du Roi Léopold II depuis 1860, un des architectes les plus réputés de Belgique et futur créateur des Serres royales de Laeken. Balat vise à donner au château d’Heylissem une allure plus moderne tout en harmonisant son architecture avec l’élégance néoclassique en vogue. Il recompose plusieurs espaces intérieurs, rationalise les circulations et introduit des décors plus sobres mais raffinés, privilégiant lumière, symétrie et proportions claires.
L’intervention la plus spectaculaire concerne toutefois le dôme, élément singulier du château. Balat entreprend d’en revoir entièrement la structure pour la stabiliser et l’intégrer plus harmonieusement au volume général du bâtiment. Il allège la charpente, modifie la courbure afin d’obtenir une silhouette plus fluide et élégante, et réorganise l’éclairage zénithal pour baigner l’espace intérieur d’une lumière plus régulière. Le décor du tambour et des pendentifs est également repensé : Balat y introduit des ornements plus délicats, inspirés de la grammaire néoclassique, en supprimant certains ajouts antérieurs jugés lourds ou discordants.
Ce travail sur le dôme s’inscrit dans sa volonté d’unifier le château sous un même langage architectural : sobriété, cohérence et prestige. Les transformations menées sous sa direction contribuent durablement à donner au domaine d’Heylissem la qualité esthétique et l’harmonie qui marquent encore aujourd’hui l’empreinte de Balat.
Gravure du Château du Baron Van den Boscche après transformation, 1871
Pierre Benne voit le jour à Opheylissem-Hampteau le 8 juin 1811, dans la maison de ses parents Gabriel Benne et Elisabeth Delibe.
Transcription de l'acte de naissance: Le neuvième jour du mois de juin, l’an 1811, à 8 heures du matin ; acte de naissance de Pierre, né le huitième jour du mois de juin, à sept heures du matin, fils dit légitime de Gabriel Benne, domiciilié à Haut-Heylissem, département de la Dyle, profession de menuisier, âgé de 32 ans et né à Lincent, et de Élisabeth Delibe, domiciliée à Haut-Heylissem, département de la Dyle, profession de couturière, âgée de 26 ans et née à Bas-Heylissem.
Le sexe de l'enfant a été reconnu être masculin.
Premier témoin : Jean Baptiste Moureaux, âgé de 31 ans, domicilié à Haut-Heylissem, profession de menuisier.
Second témoin : Antoine Collette, âgé de 60 ans, domicilié à Haut-Heylissem, profession de menuisier.
Sur la réquisition à nous faite par Gabriel Benne qui a dit être le père de l'enfant et a signé ainsi que les témoins. Constaté suivant la loi et la lecture du présent acte donnée aux parties comparantes, par moi Louis Joseph Ghémar, Maire de Haut-Heylissem, faisant les fonctions d'officier de l'état civil soussigné.
Menuisier comme son père, il n’hérite pas de la maison familiale n’étant pas le premier né. Soit par acquisition personnelle, soit via son mariage avec Florentine Bailly (1812 – 1894) le 25 novembre 1836 à Opheylissem, il devient propriétaire de la maison décrite au début du récit d'Emmanuel Benne. Cette maison est l'actuel N°22 rue Olivier Benne et son aspect probable au milieu du 19ème siècle est visible ci-dessous. Il quitte donc Hampteau pour le village d’Opheylissem même. Sur base des indications de comment cette maison fut dans le passé, la représentation la plus plausible de la maison à l’époque de Pierre Benne est visible ci-contre également. Après les décès de Pierre et Désiré Benne, à la reprise de la ferme Thiry par Emmanuel Benne, la maison de Pierre Benne ira à une de ses petites-filles, Octavie Benne.
En 1836, Pierre se marie avec Florentine Bailly (1812 – 1854), originaire d’Opheylissem. Ils n’auront qu’un seul enfant, Désiré Joseph. Etonnamment, les registres n’attestent pas d’autres naissance, ni d’enfants mort-nés. Avoir un enfant unique à cette époque était très rare.
Aspect probable de la maison et de l'atelier de Pierre Benne selon les plans de l'époque et les témoignages de nos aieulx (transformation par IA).
Acte de mariage de Pierre Penne et Florentine Bailly
Transcription de l'acte de mariage: L'an 1836, le 25 du mois de novembre, à deux heures de l'après-midi, devant nous Laurent Collon, Bourgmestre, Officier de l'État civil de la commune d'Opheylissem, Province de Brabant, sont comparus :
Pierre BENNE, né en cette commune le 13 octobre 1807 (note : erreur de l’état civil – Pierre es bien né en 1811 et un frère mort jeune, Gérard Joseph, était né en 1807), ainsi qu'il conste de son acte de naissance, menuisier, domicilié à Opheylissem, fils majeur de Gabriel Benne, menuisier, ici présent et consentant et de Elisabeth Delibe ménagère, conjoints, domiciliés en cette commune, Et Florentine BAILLY, née en cette commune le 9 août 1812 ainsi qu'il conste de son acte de naissance, journalière, domiciliée en cette commune, fille majeure de Grégoire Bailly, tourneur en bois (1), ici présent et consentant et de Marie Ursule Fadeux, ménagère, conjoints, domiciliés en cette commune.
Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux, et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune les dimanches treize et vingt du mois courant. [...] Déclarons au nom de la loi que Pierre Benne et Florentine Bailly sont unis par le mariage.
De tout quoi avons dressé acte en présence de Joseph Liebermans, âgé de 32 ans, écrivain, non parent, domicilié à Hoegarde ; Jean Joseph Ovart, âgé de 70 ans, journalier ; d’Eugène Dupont, âgé de 34 ans, garde champêtre et de Jean Joseph Evrard, âgé de 42 ans, boutiquier. Les trois derniers, non parents des futurs époux, tous domiciliés en cette commune, et l'épouse a déclaré ne savoir signer le présent acte, que l’époux, son père, celui de l’épouse, et les témoins ont signé après lecture faite.
(1) Artisan spécialisé dans la fabrication d’objets en bois à l’aide d’un tour à bois. Son métier consiste à faire tourner une pièce de bois sur une machine, puis à façonner la matière avec des outils coupants pour lui donner une forme symétrique.
Pierre Benne décède le 25 décembre 1873. Il avait 62 ans.
Arbre généalogique des membres de la famille Benne discuté dans cette première partie. A partir de Désiré, les portraits sont des images générées par ChatGPT pour un homme de 30 ans sur base des traits des descendants, de l’époque à laquelle il vivait et son métier.
A partir de ce chapitre, le nom de famille des Benne apparaîtra plus souvent comme « Beine », orthographe qui pourrait être le nom de famille originel et qui a perduré à Lincent, village d'origine de la famille. Les erreurs de registres s’expliquent aisément par la phonétique similaire entre les deux et le faible respect de l’orthographe de l’époque.
Jean Gabriel Benne (ou Beine), dit Gabriel, naît à Lincent le 17 octobre 1778, fils de Gabriel Benne (ou Beine) et Marie Joseph Dothée.
Transcription de son acte de baptême : Le vingt-et-unième jour du mois d’octobre de l’an 1778, est né et a été baptisé Jean-Gabriel Beine, fils légitime de Gabriel Beine et de Marie-Josèphe Dothée, époux. Ses parrain et marraine ont été Pierre Beine et Marie-Catherine Duchesne.
Gabriel, menuisier comme son père avant lui, quitte Lincent à 27 ans, probablement vu sa position de 3ème fils dans la famille. Il se marie le 1er janvier 1806 à Opheylissem avec Elisabeth Delibe (1783 – 1857) originaire de Neerheylissem. Le couple s’installe à Hampteau (Opheylissem). Ils auront dix enfants.
Transcription de l'acte de mariage de Gabriel Beine/Benne et Elisabeth Delibe: En-tête : (L’âge requis pour le mariage est 18 ans pour les hommes et 15 ans pour les femmes.)
Du premier jour du mois de janvier, l'an 1806,
Acte de mariage de Gabriel Benne, laquelle est majeur, âgée de 28 ans, née à Lincent, département de l’Ourthe, le premier jour du mois d’octobre 1778, profession de menuisier, demeurant à Lincent, département de l’Ourthe, fils de Gabriel Benne, profession de charpentier, demeurant et né à Lincent, Département de l’Ourthe, âgé de 65 ; et de Marie Joseph Dothée, demeurant et née à Lincent, Département de l’Ourthe, sans profession, âgé de 65 ans.
Et de Élisabeth Delibe, laquelle est majeure, âgée de 23 ans, née à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, le vingt-septième jour du mois d'octobre 1783, demeurant à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, fille de Jean Delibe, demeurant à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, profession de journalier, âgé de 60 ans et né à Bas-Heylissem, Département de la Dyle, et de Josianne Gilson, demeurant à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, profession de fileuse, âgée de 66 ans, née à Racour, Département de l’Ourthe.
Les actes préliminaires sont extraits des registres des publications de mariage faites à la porte de cette mairie, les premiers et huit Nivose, et affichés les susdits au terme de de la loi et des registres aux actes de naissance de Gabriel Benne et Élisabeth Delibe et ont obtenu de leurs père et mère leur consentement pour ce mariage, comme il conste par une acte respectueux reçu le seizième du mois de Brumaire, an 14 (note : de la République Française) par Libert Martinquet, notaire de la justice de paix de Jodoigne et enregistré à Jodoigne le dix-huitième jour de Brumaire, an 14, il n’est survenu aucune opposition à ce mariage, il a été fait lecture du chapitre six du titre de mariage du code civil, le tout en forme ; de tous lesquels actes il a été donné lecture par moi, officier public, aux termes de la loi.
Lesdits époux présents ont déclaré prendre en mariage, l'un déclare de prendre Elisabeth Delibe pour son épouse légitime, l’autre Gabriel Benne pour son époux légitime, en présence de Jean Charles Dupont, voisin demeurant à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, profession de menuisier, âgé de 36 ans ; De Henry Mottin, voisin, demeurant à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, profession de journalier, âgé de 38 ans ; De Gilles Vedrin, voisin, demeurant à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, profession de journalier, âgé de 55 ans ; et De Lambert Noret, voisin, demeurant à Haut-Heylissem, Département de la Dyle, profession de journalier, âgé de 31 ans
Après quoi, moi, Louis Joseph Ghemar, Maire de Haut-Hehylissem, faisant les fonctions de l'officier public de l'état civil, ai prononcé qu'au nom de la loi, lesdits époux sont unis en mariage, ai donné lecture du présent acte aux parties comparantes, et ont lesdits époux et témoins signé avec moi, L'épouse a déclaré ne savoir signer, Le père de l’époux a déclaré ne savoir signer, Henry Mottin témoin a déclaré ne savoir signer, les deux derniers témoins ont déclaré ne savoir signer,
D’après le cadastre de Popp (paru vers 1850), l’habitation de Gabriel Benne se situait à la ruelle du Maréchal à Hampteau (Opheylissem), aujourd’hui appelée rue du Maréchal. En terme historique, cette habitation n’apparait pas sur les cartes du 18ème siècle. L’habitation apparait la première fois sur le plan cadastral primitif de 1830 (pour lequel les références de propriété ne sont pas disponibles). L’hypothèse la plus probable serait donc que Gabriel Benne et son épouse aient construit l’habitation d’Hampteau dont les références cadastrales de 1850-60 sont :
Vu la configuration de la maison, elle comprenait probablement son atelier de charpentier. Quant à son non nom de famille, il a été incorrectement orthographié, ce qui prête à confusion, d’autant plus que son petit fils Gabriel benne (né en 1834), également charpentier, apparaît également dans une propriété voisine :
Ci-dessous le plan cadastral (où une erreur de transcription indique « 494 » au lieu de « 294). La propriété de Gabriel Benne l’ancien est entourée en vert, et celle de son petit-fils en mauve. Les habitations 295a et 294a, et le jardin 298a, appartenaient à Maximillien Bronkaert, tisserand, petit fils de Jean Joseph Bronkaert. Ce dernier était maréchal ferrant et la rue aurait été nommé d’après son métier. Les charpentier Benne et les maréchaux ferrants Bronckaert travaillaient probablement pour la grande exploitation Schoonaerts, rue Georges Dupont, qui fut reprise par la suite par la famille Prévinaire. Il est également intéressant de noter que Gabriel Benne (l’ancien) et Jean Joseph Bronkaert avaient épousé deux sœurs de la famille Delibe. Il est probable que les terres où ils avaient fait construire appartenaient auparavant à la famille Delibe.
Parmi les 10 enfants du couple Benne-Delibe, seuls quatre dépasseront les 20 ans et trois auront une descendance.
Jean-Baptiste (1806-1885), l'aîné de la fratrie qui hérita probablement de la maison de ses parents. Il se maria avec Justine Dassy, puis après le décès de celle-ci, avec Eléonore Landrain. Seuls deux enfants du premier mariage atteignirent l'âge adulte et eurent une descendance.
Jean-Joseph Benne (1829 - 1902) qui se maria et fonda une famille à Orp-le-Grand. Une partie de sa descendance y resta, tandis que son aîné s'installa après son mariage à Ranst, près d'Anvers. Une branche de la famille Benne subsiste toujours à cet endroit.
Jean Gabriel (1834 - +) qui se maria avec Anatholie Branckotte d'Hampteau. Ils eurent neuf enfants dont seuls trois eurent une descendance connue: leurs deux dernière filles se marièrent avec des membres des famille Pétré et Renquin dans la commune. Quant au troisième, le plus jeune de leur fils, il s'installa à Noduwez où une descendance eut bien lieu, mais avec la disparition du nom Benne dès la seconde génération qui ne compta que des filles.
Pierre, dont nous avons parlé précédemment.
Marie Joseph (1821 - 1867) qui épousa Godfroid Dupont d'Opheylissem. Ils eurent une fille, Joséphine (1856 - 1922) qui épousa Pierre Joseph Goyens de Linsmeau. Aucune descendance de ce couple est connue.
Gabriel Benne décède le 22 février 1859 à Opheylissem, à l’âge de 80 ans.
Gabriel Beine naît à Lincent le 3 mai 1743, fils de Jean-Baptiste Beine et Marie Deschene.
Transcription de son acte de baptême : Le 3 mai 1743, a été baptisé Gabriel, fils de Jean-Baptiste Beine et de Marie Deschene, époux légitimes. Ses parrain et marraine ont été Gabriel Hemptinne et Adèle Delporte.
Il se marie le 1er mars 1767, à Lincent, avec Marie Joseph Dothée (1743 – 1813), originaire également du village. Ensemble, ils auront sept enfants connus.
Transcription de l'acte de mariage : Le 1er mars 1767, ont été unis par le mariage, après la publication des bans et sans qu’aucun empêchement n’ait été opposé, Gabriel Beine et Marie Joseph Dothée, en présence de Jean Pierre Peneur et Gabriel Pirsoul. (Note: les famille Dothée et Pirsoul mentionnées ici, toute deux originaires de Lincent également, eurent comme les Benne des branches qui se fondèrent respectivement à Linsmeau et à Opheylissem.)
Gabriel exerce probablement le métier de menuisier, qu’il apprendra à ses fils (deux de ceux-ci, Pierre-Joseph et Jean-Gabriel, étant en effet référencés comme menuisier). Un menuiser à Lincent dans cette seconde moitié du 18ème siècle, c’est un artisan respecté mais discret, vivant au rythme des saisons et du bois qu’il façonne. Son atelier, souvent adossé à sa maison de briques basses, s’ouvre sur la rue principale ou sur une cour où sèchent des planches de chêne et de noyer. Dès l’aube, il rabote, scie et ajuste le bois à la lumière du jour, entouré de l’odeur des copeaux et du bruit régulier de la varlope. Il fabrique des portes, coffres, lits, chaises et fenêtres pour les fermiers du village ou pour le curé de la paroisse. Parfois, il se rend chez un client pour poser un châssis ou réparer un escalier vermoulu. Son savoir-faire est recherché, mais ses revenus demeurent modestes ; il complète souvent son gagne-pain par un petit potager ou quelques bêtes. Il connaît bien le forgeron et le charron, avec qui il échange services et matériaux. Lettré juste assez pour lire les contrats et signer d’une main ferme, il incarne la figure du maître-artisan rural : habile, patient, et ancré dans la communauté de Lincent, où son nom se retrouve au fil des registres et des générations.
Gabriel Beine décède à Lincent le 22 mai 1811, à l’âge de 68 ans.
Transcription de l'acte de décès : L'an 1811, le vingt-trois mai, à neuf heures, du matin, par devant Joseph Vannesse adjoint, officier De l'état Civil de la Commune de Lincent, département de l'Ourthe, Canton de Landen, sont comparus George Desmarets, particulier, et Jacques Dehemptinne, journalier, domiciliés tous deux audit Lincent, lesquels nous ont déclaré que le 22 dudit mois, à dix heures du matin, Gabriel Beine, particulier [1], domicilié audit Lincent, âgé de 65 ans, époux de Marie Dothée, particulier, domicilié audit Lincent, est décédé le 22 mai à dix heures du matin, en sa maison, et les déclarants signé avec nous le présent acte, après que lecture lui en a été faite.
[1]: Particulier = personne privée sans fonction publique ni profession déclarée ; cela n’indique ni pauvreté ni noblesse, mais neutralité sociale.
Au XVIIIᵉ siècle, Lincent est un village rural de la Hesbaye liégeoise dont l’économie repose principalement sur l’agriculture, favorisée par des terres limoneuses particulièrement fertiles. Le paysage est alors marqué par de vastes exploitations agricoles, des fermes en activité et des cultures céréalières et maraîchères qui structurent la vie quotidienne des habitants. Le bâti villageois conserve encore aujourd’hui des noyaux de fermes et des habitations datant des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, témoignant de cette prospérité agricole, parmi lesquelles figurent la ferme Vanesse (1747) et l’ancien presbytère reconstruit au XVIIIᵉ siècle.
Lincent se distingue également par l’exploitation de son tuffeau, une pierre calcaire locale extraite dans des carrières proches du village. Très recherchée au XVIIIᵉ siècle, cette pierre est utilisée tant pour la construction des fermes et maisons que pour les édifices religieux et les fours à pain. Autour de cette ressource se développe un artisanat spécifique, notamment celui des « forguinis », spécialistes de la construction de fours en tuffeau, illustrant une économie villageoise mêlant agriculture et petits métiers.
Sur le plan religieux, l’ancienne église paroissiale Saint-Pierre–Saint-Christophe, dépendant du chapitre de la collégiale Saint-Barthélemy de Liège, occupe une place centrale dans la vie spirituelle du village. Sa tour en tuffeau et ses éléments romans et gothiques rappellent une occupation paroissiale ancienne encore bien visible au XVIIIᵉ siècle.
Par ailleurs, Lincent fait partie des possessions de l’abbaye d’Heylissem, dont l’influence religieuse, foncière et économique marque profondément la région, en lien avec les villages voisins comme Pellaines.
À la fin du siècle, les bouleversements politiques liés à la Révolution française mettent fin à l’Ancien Régime : l’abbaye perd ses biens et ses droits seigneuriaux, et Lincent passe successivement sous administration française puis hollandaise. Ces transformations annoncent une nouvelle organisation du territoire, où l’agriculture demeure dominante et continue de façonner durablement le paysage et l’identité du village.
Jean-Baptiste Beine voit le jour à Lincent le 2 avril 1719, fils de Gaspard Beine et Françoise Godart.
Transcription de son acte de baptême: Le 2 avril 1719, j’ai baptisé Jean-Baptiste, fils de Gaspard Beine et de Françoise Godart, époux légitimes. Ses parrain et marraine ont été Jean Manau et Élisabeth Godart.
Il se marie à Lincent le 27 novembre 1738 avec Marie Deschene (1716 – 1781), originaire du village. Ensembles ils auront neuf enfants connus.
Transcription de l'acte de mariage : Le 27 novembre 1738, après les publications des bans et sans qu’aucun empêchement n’ait été opposé, Jean-Baptiste Beine et Marie-Anne Dechesne ont été unis par le mariage, en présence de Jacques Pirsoul et Jean Pirsoul.
Aucune note n’existe sur le métier qu’exerçait Jean-Baptiste. Il décède à Lincent le 31 mars 1775, à l’âge de 55 ans.
Transcription de son acte de décès : Le 31 mars 1774, est décédé, muni de tous les sacrements de la mort, Jean-Baptiste Beine, époux de Marie-Anne Dechesne, et il a été inhumé le 1er avril au cimetière.
Arbre généalogiques des personnes présentées dans cette deuxième partie. Les portraits sont des images générées par ChatGPT pour un homme de 30 ans sur base des traits des descendants, de l’époque à laquelle il vivait et son métier.
Gaspard Beine naît le 21 septembre 1685 à Lincent, fils de Guillaume Beine et Jeanne Dethier.
Transcription de son acte de baptême : Le 21 septembre 1685 a été baptisé Gaspard, fils de Guillaume Beine et de Jeanne Dethier, époux légitimes. Ses parrain et marraine ont été Gaspard Dethier et Marguerite Beine.
Il se marie le 10 janvier 1707 à Lincent avec Françoise Godart (1684 – 1762), originaire du village. Ensemble, ils auront cinq enfants connus.
Transcription de l'acte de mariage : Le 10 janvier 1707, ont été unis par le mariage Gaspard Beine et Françoise Godart, en présence de moi, le curé Guillaume Watelet, et des témoins présents.
Aucune note n’existe sur le métier qu’exerçait Gaspard. Il décède à Lincent le 3 avril 1751, à l’âge de 65 ans.
Transcription de l'acte de décès : Le 3 avril 1751, est décédé Gaspard Beine, muni de tous les sacrements.
Guillaume Beine naît le 18 août 1647 à Lincent, fils de Pierre Beine et Gertrude Delcran/Delgrand.
Transcription de son acte de baptême : Le 18 août 1647, a été baptisé Guillaume Beine, fils de Pierre Beine et de Gertrude Delle Grand, époux. Les parrains et marraines furent Martin Gheys et Marie Gheys.
Il se marie vers 1682 à Lincent avec Jeanne Dethier (1659 – 1729), originaire du village. L’acte n’a pas été retrouvé. Ce mariage est probablement le second pour Guillaume, après celui avec Jacqueline Nottet le 5 juillet 1679. À la suite du décès de sa première épouse, sans enfant, il se remarie donc vers 1682 avec Jeanne, de 12 ans sa cadette. De 1683 à 1691, ils auront quatre enfants connus.
Aucune note n’existe sur le métier qu’exerçait Guillaume. Il décède à Lincent le 6 novembre 1693, à l’âge de 46 ans.
Transcription de son acte décès : Est décédé Guillaume Beine, homme de toute piété.
Pierre Beine, ancêtre le plus lointain retrouvé pour la famille Benne, naît probablement vers 1622 à Lincent (vu le grand nombre de Beine déjà présent dans le village dans cette première moitié de 17ème siècle).
Il se marie le 19 juin 1644 à Lincent avec Getrude Delcran (e1623 – 1675). Ensemble, ils auront cinq enfants connus.
Transcription de l'acte de mariage : Le 19 juin 1644, ont été unis par le lien du mariage Pierre Beine et Gertrude Delcran, en ma présence, dans le diocèse de Gombroux, en présence des témoins Pierre François Beine et Edouard Michaux, la dispense ayant été accordée au cours de la messe solennelle.
Pierre Beine doit décéder aux environs de 1660, à environ 38 ans, vu l’absence d’enfant après 1659 alors que son époux ne décède qu’en 1675.L’acte de décès de Pierre Beine n’a pas été retrouvé, mais celui de son épouse oui :
Transcription : Le 25 janvier 1675, est décédée Gertrude Delcran, veuve de Pierre Beine, munie de tous les saints sacrements.
Arbre généalogiques des personnes présentées dans cette troisième partie. Les portraits sont des images générées par ChatGPT pour un homme de 30 ans sur base des traits des descendants, de l’époque à laquelle il vivait et son métier.