Pierre Joseph BRONCKAERT (1791-1867)
Pierre Joseph en 1812 durant la campagne d'Espagne
Pierre Joseph Bronckaert, dont le nom apparaît également dans les sources sous les formes Bronkaert, Bronkarts ou Bronkart, naît à Hampteau le 19 décembre 1791. Il est le deuxième enfant et le premier fils de Jean Joseph Bronckarts (1760-1839) et de Marie Josèphe Delibe (1776-1829).
Originaire d’Avernas-le-Baudouin, son père exerce la profession de maréchal-ferrant. Depuis la fin du XVIIIe siècle, il est attaché à la principale exploitation agricole de Hampteau, la ferme Schoonaerts, qui sera plus tard reprise par la famille Prévinaire, laquelle fera construire en son centre la Villa Prévinaire. La famille réside sur une propriété correspondant aujourd’hui aux numéros 13A et 15 de la rue du Maréchal. Selon la tradition locale, cette rue tirerait son nom de l’atelier de forge qui s’y trouvait. Outre cet atelier, la propriété comprend également un corps de logis où habite la famille et où Pierre Joseph voit très probablement le jour.
Conscrit de la classe de 1811, il rejoint l’armée impériale le 26 septembre 1811, quelques mois avant son vingtième anniversaire. Il est incorporé au 70e régiment d’infanterie de ligne. Son signalement militaire décrit un jeune homme de petite taille, mesurant 1,48 mètre. Il possède des cheveux et des sourcils châtains, un visage plein surmonté d’un front couvert et des yeux gris. Son visage se distingue également par un gros nez, une grande bouche et un menton à fossette. Enfin, le registre précise qu’il présente un teint brun.
Affecté comme fusilier au sein du 70e régiment d’infanterie de ligne, Pierre Joseph participe à la campagne d’Espagne de 1812. Son unité est engagée dans les opérations qui suivent la défaite française de Salamanque, le 22 juillet 1812. Elle prend notamment part à la retraite à travers la Vieille-Castille face aux forces anglo-portugaises commandées par Wellington. Cette phase du conflit est marquée par de difficiles combats de couverture et par le repli progressif de l’armée française dans des conditions particulièrement éprouvantes.
En 1813, Pierre Joseph est affecté au 1er bataillon, 4e compagnie. Il participe à la retraite vers les Pyrénées et prend vraisemblablement part aux combats de Sorauren lors de la tentative infructueuse de dégagement de Pampelune. Son régiment est ensuite engagé dans les combats défensifs menés sur la frontière franco-espagnole. Il combat notamment à la Bidassoa en octobre 1813 puis à la Nivelle en novembre, lors de violents affrontements dans le Pays basque.
Après l’effondrement de l’Empire, il demeure sous les drapeaux jusqu’à l’abdication de Napoléon. Le 18 mai 1814, il quitte toutefois son unité sans autorisation, vraisemblablement dans le but de regagner son foyer après plusieurs années de campagne.
De retour à Hampteau en 1814, Pierre Joseph reprend le métier de maréchal-ferrant aux côtés de son père. En 1822, il épouse à Racour Marie Gertrude Wauters et s’y établit définitivement. Son épouse est alors déjà mère de trois enfants nés hors mariage, lesquels conservent le nom de leur mère. Le couple n’aura pas d’autres enfants.
Pierre Joseph poursuit son activité de maréchal-ferrant à Racour durant de nombreuses années. Il y décède le 11 octobre 1867, à l’âge honorable de 75 ans.
Louis Joseph DELIBE (1794-1871)
Louis Joseph, 19 ans, campagne d'Allemagne de 1813.
Louis Joseph Delibe naît à Hampteau le 2 mars 1794. Il est le sixième enfant et le quatrième fils de Georges Delibe (1742-1805) et de Jeanne Poncelet.
L'habitation familiale correspond vraisemblablement aux importants bâtiments qui occupaient les actuels n° 8, 12 et 14 de la rue Eugène Branckotte. Cette hypothèse repose notamment sur le fait que ces biens sont repris, au milieu du XIXe siècle, par Guillaume Gerondal, originaire de Perwez et époux de Marie Josèphe Delibe, sœur aînée de Louis Joseph. À la même époque, son frère aîné Georges Delibe, négociant de profession, quitte quant à lui la région pour s'établir à Bruxelles.
Bien qu'il soit enregistré comme conscrit de la classe de 1814, Louis Joseph rejoint l'armée impériale dès le 11 novembre 1813. Il est incorporé au 21e régiment d'infanterie de ligne.
Son signalement militaire décrit un jeune homme mesurant 1,58 mètre. Il possède des cheveux et des sourcils châtains, un visage ovale surmonté d'un front découvert ainsi que des yeux gris. Ses traits sont caractérisés par un nez pointu, une bouche de taille moyenne et un menton rond. Le registre précise également qu'il porte les marques laissées par la petite vérole.
À son incorporation, il est affecté au 5e bataillon, 2e compagnie. Son arrivée sous les drapeaux intervient dans un contexte particulièrement difficile pour l'Empire. À la suite des défaites subies en 1813, notamment lors de la campagne d'Allemagne, Napoléon doit reconstituer en urgence ses effectifs en faisant appel à des conscrits anticipés ainsi qu'aux dépôts de formation. Le 5e bataillon auquel appartient Louis Joseph correspond très probablement à un bataillon de dépôt ou de marche, chargé de former les recrues avant leur envoi vers les unités engagées au combat.
Durant les derniers mois de l'année 1813, le 21e régiment d'infanterie de ligne participe au repli général des armées françaises vers le territoire national. Cette période est marquée par une désorganisation croissante, une fatigue extrême des troupes et des pertes importantes causées tant par les combats que par les marches forcées et les rigoureuses conditions hivernales.
C'est dans ce contexte que Louis Joseph Delibe déserte son unité le 10 décembre 1813, après moins d'un mois de service. Il n'est pas seul : trois autres jeunes hommes originaires de l'actuelle commune d'Hélécine et servant également au 21e régiment — Pierre Hamels, Walter Hamels et Jean-Baptiste Kestens — abandonnent les rangs au même moment. Ce type de désertion est fréquent à la fin de l'Empire, lorsque de nombreux conscrits récemment incorporés, peu formés et confrontés à une armée en retraite, cherchent à regagner leur région d'origine ou à échapper aux contraintes d'un service militaire devenu particulièrement éprouvant.
Il est probable qu'après sa désertion, Louis Joseph rejoigne son frère Georges, installé entre Hampteau et Bruxelles, à proximité de l'actuelle rue des Teinturiers. Georges exerce alors la profession de négociant en coton et en textile. En 1812, il a épousé à Bruxelles Jeanne Marie Denis, dont la sœur, Marie Françoise Denis, tient avec elle une librairie.
Louis Joseph entretient une relation avec Marie Françoise Denis et de cette union naît une fille, Palmire. Le couple régularise sa situation en se mariant à Bruxelles en 1820, soit six ans après la naissance de leur enfant. Ils s'établissent alors rue de la Paille.
Au cours de sa vie professionnelle, Louis Joseph exerce la fonction de concierge des Archives du Royaume. Après le décès de Marie Françoise Denis en 1852, il se remarie la même année, à l'âge de cinquante-huit ans, avec Marie Catherine Clarembaux, âgée de trente-sept ans.
Par la suite, il s'installe à Saint-Gilles, chaussée d'Alsemberg n°29. C'est à cette adresse qu'il décède le 8 juillet 1871, à l'âge de soixante-dix-sept ans.
Sa fille Palmire épouse à Bruxelles, en 1838, Jean Christophe Panhanns Salomon. Malgré cette union, aucune descendance ultérieure n'a pu être identifiée à ce jour.
Le parcours de Louis Joseph Delibe illustre celui de nombreux jeunes hommes incorporés dans les derniers mois de l'Empire : appelés alors que la situation militaire se dégrade rapidement, ils ne servent parfois que quelques semaines avant de quitter les rangs. Son existence se poursuit ensuite loin de son village natal, dans la capitale, où il mène une vie discrète au service des Archives du Royaume.
Ferdinand Joseph DUBOIS (1786-1807)
Ferdinand Joseph, 19 ans, en 1807 durant ses derniers jours en Italie
Ferdinand Joseph Dubois naît à Hampteau le 22 octobre 1786. Il est le cinquième enfant et le deuxième fils d'Égide Dubois (1740-†), sabotier du hameau, et de Margueritte Delhaye (1745-†).
Aucune information n'a pu être retrouvée concernant l'emplacement précis de l'habitation familiale. Le patronyme Dubois semble d'ailleurs avoir rapidement disparu de la commune au cours des générations suivantes.
Conscrit de la classe de 1806, Ferdinand rejoint l'armée impériale le 27 octobre 1806, soit seulement cinq jours après son vingtième anniversaire.
Son signalement militaire décrit un jeune homme mesurant 1,70 mètre. Il possède des cheveux et des sourcils châtains. Son visage est de forme ovale, avec un front découvert et un menton rond. Ses yeux sont gris. Il présente un nez de taille moyenne ainsi qu'une grande bouche. Le registre précise enfin qu'il ne porte aucune marque particulière.
Il est incorporé au 112e régiment d'infanterie de ligne et sert initialement comme fusilier à la 3e compagnie du 2e bataillon. Moins d'un mois après son arrivée sous les drapeaux, le 19 novembre 1806, il est admis dans les compagnies d'élite du régiment en qualité de grenadier. Cette promotion précoce témoigne vraisemblablement des qualités physiques et militaires qu'il a démontrées dès le début de son service.
Le 112e régiment participe alors aux campagnes de Prusse et de Pologne menées contre les armées de la Quatrième Coalition durant les années 1806 et 1807. Ces opérations s'inscrivent dans la série de campagnes qui permettent à Napoléon de consolider sa domination sur l'Europe centrale après les victoires de Iéna et d'Auerstaedt.
À la suite des campagnes de 1807, le régiment est envoyé en Italie. C'est durant ce séjour que Ferdinand Dubois contracte une maladie et doit être admis à l'hôpital militaire d'Alessandria, dans le Piémont.
Il y décède le 10 octobre 1807, à quelques jours de son vingt-et-unième anniversaire, des suites d'une fièvre. Comme pour de nombreux soldats de l'époque, la maladie se révèle plus redoutable que les combats eux-mêmes. Sa carrière militaire s'achève ainsi après moins d'une année de service au sein de l'armée impériale.
Ferdinand Joseph Dubois meurt sans avoir fondé de famille et ne laisse aucune descendance connue.
La famille RENQUIN : deux frères sous les drapeaux de l’Empire
À la fin du XVIIIe siècle, la famille Renquin est déjà solidement implantée dans les villages de l’actuelle commune d’Hélécine. Pourtant, malgré l’importance numérique de cette famille, un seul ménage semble avoir été directement touché par la conscription napoléonienne — si l’on fait abstraction de la branche orthographiée *Renquet*.
Antoine Walter Renquin (1749-1823) et son épouse Anne Josèphe Cassart (1753-1828), originaire de Folx-les-Caves, résident à Hampteau dans une maison qui n’est autre que l’actuel n°14 de la rue Georges Dupont, alors connue sous le nom de « Chemin de devant la ferme Schoonaerts ».
Fait relativement inhabituel pour l’époque, le couple n’a que deux enfants : Charles et Jean Joseph. Tous deux seront appelés à servir dans l’armée impériale française.
Charles Renquin (1783-1836)
Charles, 26 ans, en 1809 à la bataille d’Abensberg en Alemagne
Charles Renquin naît à Hampteau le 3 juillet 1783 dans la maison familiale.
Il est incorporé dans l’armée impériale le 10 pluviôse an XII (31 janvier 1804), à l’âge de dix-neuf ans, comme conscrit de la classe de l’an XII. Affecté à la 25e demi-brigade d’infanterie de ligne, son premier passage sous les drapeaux est cependant extrêmement bref : il déserte trois jours seulement après son incorporation.
Dans une armée où la désertion est sévèrement punie, Charles disparaît ensuite des registres pendant plusieurs années. Tout porte à croire qu’il vit alors dans la clandestinité afin d’échapper aux autorités militaires.
Il réapparaît le 31 août 1808 lorsqu’il rejoint le 26e régiment d’infanterie de ligne. Son registre porte alors une mention particulièrement intéressante : il arrive « des ateliers de Napoléonville, gracié ».
Cette indication suggère qu’après plusieurs années de fuite, il fut soit arrêté, soit amené à se présenter volontairement aux autorités militaires, avant de bénéficier d’une mesure de grâce lui permettant de reprendre du service. Les ateliers de Napoléonville, établis dans la ville bretonne de Pontivy rebaptisée par Napoléon, accueillaient notamment des déserteurs repris, des réfractaires régularisés ou des militaires bénéficiant d’une mesure de clémence administrative avant leur réaffectation dans les corps de troupe.
Charles est d’abord affecté à la 1re compagnie du 9e bataillon, puis à la 4e compagnie du 7e bataillon. Il rejoint ainsi un régiment engagé au cœur des grandes campagnes napoléoniennes.
Durant l’année 1809, le 26e régiment participe à la campagne d’Allemagne contre l’Autriche. Charles prend vraisemblablement part aux opérations qui conduisent aux batailles d’Abensberg, d’Eckmühl, d’Essling et de Wagram. Sans qu’il soit possible d’affirmer sa présence lors de chacun de ces affrontements, il est certain qu’il sert dans un régiment fortement engagé durant cette campagne décisive.
Le 9 juillet 1809, il est transféré au 122e régiment d’infanterie de ligne. Quelques mois plus tard, son dossier mentionne une longue hospitalisation qui conduit à sa radiation des contrôles le 1er avril 1810.
Les circonstances exactes de cette hospitalisation demeurent inconnues. Elle pourrait être liée aux combats de la campagne de 1809, particulièrement meurtriers, ou à une maladie contractée au cours des marches et des opérations militaires. Quoi qu’il en soit, son état de santé paraît suffisamment sérieux pour l’éloigner durablement du service et mettre un terme définitif à sa carrière militaire.
Son parcours demeure ainsi l’un des plus singuliers parmi les conscrits hélécinois : déserteur en 1804, gracié et réintégré quatre ans plus tard, il sert ensuite dans les armées impériales avant qu’une longue hospitalisation ne l’écarte définitivement des rangs.
Dans les registres militaires, Charles est décrit comme un jeune homme de vingt-quatre ans mesurant 1,64 mètre. Il possède des cheveux et des sourcils bruns, un visage ovale surmonté d’un front haut ainsi que des yeux gris. Ses traits sont caractérisés par un nez court, une bouche moyenne et un menton rond.
Extrait du registre de la 25e demi-brigade
Extrait du registre du 26e régiment
Extrait du registre du 122e régiment
De retour en Hesbaye brabançonne, il rejoint probablement le foyer parental avant d’épouser à Noduwez, le 15 février 1811, Marie Jacobine Belleau (1783-1843). Le couple s’installe d’abord à Oplinter entre 1811 et 1814, où naissent leurs deux premiers enfants. La famille réside ensuite à Opheylissem de 1815 à 1818, où viennent au monde deux autres fils, avant de s’établir définitivement à Kerkom. C’est là que naissent leurs quatre derniers enfants et que le couple termine son existence.
Charles Renquin décède à Kerkom le 22 septembre 1836, à l’âge de cinquante-six ans.
Sa descendance est toujours représentée aujourd’hui. Une branche familiale s’est même établie aux États-Unis à la suite de l’émigration en Californie de son avant-dernier fils, Pierre Louis Renquin (*Petrus Ludovicus Reinquin*, 1823-1897), à la fin des années 1850, dans le contexte de famine qui frapp alors la Belgique suite à la crise de la pomme de terre.
Jean Joseph Renquin (1787-1875)
Jean Joseph, 21 ans, blessé à la bataille d’Essling en Allemagne , 1809
Jean Joseph Renquin naît à Hampteau le 13 octobre 1787 dans la même maison familiale.
Il est incorporé dans l’armée impériale le 18 février 1807, à l’âge de dix-neuf ans, comme conscrit de la classe 1807. Affecté comme fusilier à la 6e compagnie du 3e bataillon du 8e régiment d’infanterie de ligne, il rejoint la Grande Armée alors que celle-ci termine la campagne de Pologne contre les forces russes et prussiennes.
Au cours des années suivantes, il sert dans un régiment engagé dans plusieurs campagnes majeures de l’Empire, notamment lors de la guerre de la Cinquième Coalition contre l’Autriche en 1809.
Son registre militaire mentionne qu’il est blessé à l’épaule droite lors de l’« affaire d’Hesling » le 2 mai 1809. Cette dénomination correspond très probablement à l’une des grandes batailles de la campagne d’Autriche. Il pourrait s’agir d’une déformation du nom d’Ebersberg, mais l’hypothèse la plus vraisemblable demeure la bataille d’Essling des 21 et 22 mai 1809, dont le nom apparaît fréquemment sous des orthographes approximatives dans les documents militaires de l’époque.
Essling constitue l’un des affrontements les plus sanglants de la campagne. Les troupes françaises y subissent de lourdes pertes lors de leur tentative de franchissement du Danube face à l’armée de l’archiduc Charles.
La blessure reçue par Jean Joseph semble avoir été suffisamment grave pour compromettre durablement son aptitude au service. Le 30 septembre 1809, quelques mois seulement après les combats, il est mis à la retraite.
Sa carrière militaire, relativement courte, l’a néanmoins conduit au cœur de l’une des grandes campagnes du règne de Napoléon.
Les registres le décrivent comme un jeune homme de vingt-et-un ans mesurant 1,64 mètre. Il possède des cheveux et des sourcils châtains, un visage ovale surmonté d’un front plat ainsi que des yeux gris. Ses traits se distinguent par un nez moyen, une grande bouche et un menton rond. Aucune marque particulière n’est signalée.
De retour à Hampteau, Jean Joseph reprend progressivement la maison familiale, dont il hérite après le décès de ses parents. Le 11 septembre 1811, il épouse à Opheylissem Marie Thérèse Motte.
Son habitation devient par la suite un cabaret, activité fréquemment exercée en complément de l’agriculture dans les villages de la région.
Le couple donne naissance à six enfants. Leur descendance est particulièrement importante et se retrouve dans de nombreuses familles d’Opheylissem. Parmi celles-ci figurent notamment les habitants de la maison connue sous le nom d’« Amon Tournemenne », ainsi qu’Anathalie Renquin, épouse d’Auguste Minsart, fondateur du garage du même nom.
Comme de nombreux anciens soldats de l’Empire encore en vie sous le Second Empire, Jean Joseph reçoit en 1857 la médaille de Sainte-Hélène créée par Napoléon III pour honorer les vétérans des campagnes napoléoniennes.
Il s’éteint à Opheylissem (Hampteau) le 22 février 1875, à l’âge remarquable de quatre-vingt-sept ans.
Ainsi, alors que les deux frères Renquin connurent des destins militaires très différents — l’un marqué par la désertion puis la grâce impériale, l’autre par une blessure reçue au combat — tous deux survécurent aux guerres napoléoniennes et laissèrent une descendance qui demeure aujourd’hui bien présente dans la région.