Famille Sevenans, Chapitre 2 : Les racines à Neerheylissem
Naissance : Jean François Sevenans, dit François, est né le 22 février 1797 à Neerheylissem, dans la maison de ses parents rue Saint-Job. Il est le fils de Charles Sevenans et Marie Catherine Billen de Neerheylissem. Jean François grandit ainsi parmi les petits cultivateurs et artisans du village, dans une société rurale catholique typique du Brabant à la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle.
Transcription de son acte de naissance ci-contre:
Aujourd'hui, cinq Ventôse de la 5ème année de la République Française, à quatre heures après midi, par-devant moi T. Hamels, agent municipal de la commune de Bas-Heilissem, est comparu le citoyen Charles Sevenans, assisté de Ernest de Bris, cultivateur, âgé de 54 ans, et Jean Pierre Van Hové, journalier, âgé de 35 ans, tous deux nés et domiciliés du dit lieu, département de la Dyle, canton d'Hoegaerde, a déclaré à moi T. Hamels que Marie Catherine Beelen, sa femme en légitime mariage, est accouchée d'un enfant en sa maison, mâle, nommé Jean François, ce quatre Ventôse à trois heures avant midi. D’après cette déclaration que les citoyens Ernest de Bris et Jean Pierre Van Hové ont certifié conforme à la vérité, et la représentation qui m'a été fait de l'enfant dénommé, j'ai rédigé en vertu des pouvoirs qui me sont délégués le présent acte, que Charles Sevenans, père de l’enfant, a déclaré ne savoir écrire.
A noter que dans l'acte ci-joint, une dérive de l'orthographe du nom de famille a lieu. Dans le cas de cette branche de la famille, l'orthographe restera finalement selon sa forme originelle jusqu'aujourd'hui. D'autres branches par contre évolueront vers "Sevenants".
Mariage et famille : En 1825, Jean François Sevenans épouse à Neerheylissem Jeanne Marie Pierard (1801 – 1865), originaire de Léau, dont la famille avait déménagé à Neerheylissem.
Acte de mariage de Jean François Sevenans et Jeanne Marie Pierard, 1825 (Neerheylissem sous régime néerlandophone durant la période Hollandaise, 1815-30)
Acte des mariages et divorces n° 2
L’an mil huit cent vingt-cinq, le neuvième jour du mois de février, à deux heures de l’après-midi, sont comparus devant nous, Maximilien-Rémi Joseph Lowet Meyer, officier de l’état civil de la commune de Neerheylissem, district de Louvain, province du Brabant méridional :
• Jean-François Sevenans, charron, né dans cette commune le 22 février 1797 (4 ventôse an V de la République française), y demeurant, majeur, fils de Charles Sevenans, charron, ici présent et consentant, et de Marie-Catherine Beelen, tous deux domiciliés en cette commune,
et
• Jeanne-Marie Pierard, née à Léau le 13 février 1801 (24 pluviôse an IX de la République française), selon son acte de naissance, demeurant à Neerheylissem, majeure, fille de Jean Pierard, menuisier, ici présent et consentant, et de Ida-Marie Wouters, tous deux également domiciliés dans notre commune.
Les comparants nous ont demandé de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux, après que les publications en ont été faites à la principale porte de notre maison communale, savoir : la première le 23 janvier dernier, et la seconde le 30 du même mois, à dix heures du matin.
Aucun empêchement n’ayant été signifié à ce mariage, et en faisant droit à leur requête, nous avons, après leur avoir donné lecture de toutes les pièces mentionnées ci-dessus, ainsi que du chapitre VI du titre du Code civil intitulé “Du mariage”, demandé au futur époux et à la future épouse s’ils veulent se prendre pour mari et femme ; chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement, nous avons déclaré, au nom de la loi, que :
Jean-François Sevenans et Jeanne-Marie Pierard sont unis par le mariage.
De tout ce que dessus nous avons dressé acte en présence de : Nicolas Robert, âgé de 36 ans, cultivateur, Jacques Debry, âgé de 32 ans, aubergiste, Prosper Collet, âgé de 53 ans, garde-champêtre,
Tous trois domiciliés en cette commune, et de François Lodewijck, âgé de 30 ans, écrivain (clerc), demeurant à Hoegaarden.
La mariée et le père de la mariée ont signé avec nous le présent acte, tandis que le marié et son père ont déclaré ne savoir signer, après lecture faite du présent acte.
L’Officier de l’état civil,
Maximilien-Rémi-Joseph Lowet Meyer (1)
(1): Bourgmestre de Neerheylissem, dont le père Robert Lowet, médecin de profession, acquit le château-ferme de Flône en 1794.
Le couple s’installe à Neerheylissem où Jean François exerce son métier de charron. Ils auront 11 enfants connus, dont trois décèderont en bas âge. Nous reparlerons de leurs enfants un peu plus loin.
Domicile : Jean François et sa famille habitaient Rue de Léau (actuellement rue Sainte Anne) à Neerheylissem. Voir [1] dans la figure ci-dessous.
Représentation schématique de la pointe nord-ouest de Neerheylissem vers 1830. [1] Maison de Jean François Sevenans (double bâtisse). [2] Maison de Charles Sevenans (son père).
Dans le cadastre de 1850 de Neerheylissem, on lit en effet :
Référence de propriété de J.-François Sevenans dans le cadastre de Popp (Publié vers 1860, mais dressé avant). Légende : section A, # de parcelles (ex : 782), superficies en m² ex : 8,10 = 970 m²), niveau cadastral, revenu cadastral et impôts (franc)
Extrait du cadastre de 1850. Maison de François Sevenans indiquée par une flèche jaune. Maison de son père et son grand-père par une flèche verte. En 1850, cette dernière n’était plus la propriété des Sevenans mais de la famille Noret. Nous y reviendrons dans les sections relatives à Charles et Guillaume Sevenans.
Vue actuelle du croisement de la rue Ste-Anne et la rue Ste-Anne à Neerheylissem auquel est appliqué en calque l’Atlas des voiries vicinales de 1841. Les seules maisons d’époques sont noircies sur le calque, à l’exception des deux parties de celle de François Sevenans, en bleu. La maison actuellement existante à cet endroit (N°35, rue Ste-Anne) est entourée en jaune.
Ci-dessus, on voit respectivement sur la carte du cadastre de 1850 et sur l’Atlas des voiries vicinales de 1841 la position de la maison de François Sevenans et sa famille. Bien que le cadastre n’indique qu’une surface de 100 m², ce plan ainsi que celui schématisé dans l’image précédente sur base du livre de Jean Sevenans sur l’histoire de Neerheylissem laisse à penser qu’un atelier de charron devait être attenant à la maison et n’a pas été comptabilisé dans le relevé cadastral. Remarque supplémentaire : à la lumière des relevés cadastraux de ses autres frères, François semblait posséder plus de terres que ses aînés. En sachant que sa maison n’existait pas en 1780, il a dû la faire construire et faire prospérer ses biens grâce à son travail.
Cette maison a existé jusqu’en 1971 et est représentée ci-dessous (image établie sur base de photos quasi-complète de la bâtisse datant des années 60). A la mort de François Sevenans, c’est son fils Joseph (charron également) qui reprend la maison familiale. Au décès de Joseph en 1895, la maison aurait été reprise par ses enfants et sa femme, et finalement c’est une de ses filles, Cordélie Sevenans (1878 – 1972) qui y habitera avec son mari, Paul Joseph Claes. Au décès de Cordélie, la maison et le terrain seront vendus à la famille Denis. Ceux-ci firent abbattre l’ensemble vers 1971-72 et firent construire la nouvelle habitation que l’on voit sur la vue satelitte ci-dessus également. Les fondations de la maison de François Sevenans sont quant à elle toujours dans le sol d’après les propriétaires actuels.
Maison de François Sevenans et de sa descendance - photo reconstituée sur base de photos des années 60. L’atelier de charron devait se trouver dans la dépendance sur la droite.
Profession et vie locale : Comme son père et certains de ses enfants après lui, François Sevenans est « charron » de profession (voir encart historique ci-contre). L’acte de mariage de 1861 de son fils aîné indique en effet : « Père du marié : François Sevenans, résidant à Neerheylissem, charron de profession ». Sa profession d’artisan rural reflète la vie économique du village à cette époque : Neerheylissem est un village principalement agricole, et les familles dépendent de métiers paysans et artisanaux (cordonniers, cultivateurs, etc.), comme en témoignent les témoins cités dans les mariages familiaux (par exemple plusieurs cultivateurs ou cordonniers de Neerheylissem apparaissent dans les actes paroissiaux). Aucune indication n’est connue d’une participation de François Sevenans à des fonctions publiques ou politiques locales ; il reste dans les sources un simple chef de famille artisan dans le milieu rural hélécinois.
Contexte historique : François vit toute sa vie à Neerheylissem dans le cadre du Brabant. Sa naissance en 1797 a lieu sous l’administration française (le Brabant faisait alors partie des départements français jusqu’en 1815), puis il connaît le régime du Royaume uni des Pays-Bas (1815–1830) et la révolution belge de 1830 – moment où est formée la nouvelle province du Brabant. Mais la vie quotidienne à Neerheylissem reste essentiellement rurale. Le village, situé « à l’extrémité nord-est du Brabant wallon » dans la vallée de la Petite Gette, est petit et isolé. L’économie locale repose sur l’agriculture (labours, élevage) et quelques artisans (comme le charron). L’église paroissiale de Neerheylissem (sous-préfecture de Nivelles) constitue le centre communautaire du village. Ainsi, François évolue dans un milieu de petit paysan-artisan de la première moitié du XIXᵉ siècle, marqué par les changements politiques au niveau national mais peu touché par les grands événements urbains.
Décès : François Sevenans (père) décède le 3 octobre 1865 à Neerheylissem, à 68 ans. Il est enterré dans le cimetière du village et après avoir survécu juste quelques mois à son épouse Jeanne Marie († avril 1865).
Transcription de son acte de décès:
L'an 1865, le quatrième jour du mois d'Octobre, à dix heures du matin, par-devant nous Jean Joseph Vanorlé Bourgmestre, Officier de l'État civil de la Commune de Neerheylissem, Arrondissement de Louvain, Province de Brabant, sont comparu Jérôme Henri, âgé de 50 ans, profession de cultivateur, domicilié à Neerheylissem, voisin du défunt, et Joseph Carlens, âgé de 56 ans, profession de journalier, domicilié à Neerheylissen, voisin du défunt, lesquels nous ont déclaré que hier, trois Octobre courant, à sept heures du soir, Jean François Sevenans, âgé de 68 ans, sept mois onze jours, charron, né et domicilié en cette commune, veuf d'Anne Marie Pierard, fils de Charles Sevenans et de défunte Marie Catherine Beelen, est décédé dans la maison qu'il habitait, sise en cette commune.
Au XIXᵉ siècle, le charron était l’un des artisans essentiels de Neerheylissem, au cœur d’une économie encore largement agricole. Dans son atelier, souvent ouvert sur la rue, il travaillait le bois massif – orme, chêne ou frêne – et réalisait tout ce qui est en bois, du véhicule (charrettes, calèches…) à la brouette, en passant par les manches d’outils et les échelles et de ce fait, est aussi souvent considéré comme menuisier. Le charron collaborait étroitement avec le forgeron, qui ajustait cerclages, moyeux et ferrures pour renforcer les pièces soumises aux chemins cahoteux du village. Son savoir-faire reposait sur une précision extrême : une roue mal équilibrée pouvait faire perdre une récolte ou briser un attelage. Le bruit régulier du rabot, l’odeur de la sciure et le tintement du métal rythmaient ses journées, souvent longues, car les paysans dépendaient de lui en pleine saison de travaux. Artisan respecté, il cumulait parfois réparations d’outils, axes, brancards ou harnais. Le charron incarnait ainsi un maillon discret mais indispensable de la vie rurale, garant de la mobilité des hommes et des récoltes dans un monde où chaque déplacement comptait.
Dans l’Annuaire Mertens décrivant les différents corps de métiers à Neerheylissem en 1900, à la rubrique « Menuisier, charbonniers et charrons », on retrouve : Lumay B., Matterne F., Minnart A. Sevenans F., J., C. et M.
Soit quatre charrons Sevenans sur le village. Selon l’année (1900) et les initiales, il devait s’agir de :
François Sevenans (1830 – 1903), fils de François Sevenans père discuté dans ce chapitre.
Joseph Alphonse Sevenans (1874 – 1974), petit-fils de François Sevenans père et père de Jean-Baptiste Sevenans.
Charles Sevenans (1835 – 1901), autre fils de François Sevenans père, et père de Félix Sevenans, parrain d’Omer Sevenans.
Maximilien Sevenans (1846 – 1918), fils d’Hubert Sevenans, un frère de François Sevenans père.
Les deux premiers devaient probablement exercer leur métier à l’atelier de la maison rue de Léau (actuellement rue Sainte-Anne N°35). Charles Sevenans était probablement en activité à son domicile, dans le bas de la rue du Couvent (actuelle rue de l’Abbaye) et Maximilien Sevenans exerçait sûrement dans la maison familiale à Ardevoor « A mon Sibille ».
Photo de charron à l’ouvrage, début du 20ème siècle (colorée) – lieu indéterminé.
Descendance de François Sevenans : Outre Théodore Sevenans, présenté dans le chapitre précédent, sept autres des enfants de François Sevenans et Jeanne Piérard atteindront l’âge adulte. Ils sont identifiés en jaune dans l’arbre ci-dessous.
Voici un bref résumé de leur histoire :
Mélanie se maria en 1853 à Neerheylissem avec François-Xavier Monette. Elle décéda au village jeune, à 32 ans, en 1858.
Jean se maria en 1858 avec Félicité Thirion d’Ezemaal. Il ira s’installer là-bas et y exercera le métier de charron. Seules ses 3 filles atteignirent l’âge adulte. Il mourut à Ezemaal en 1871.
Jean-François (fils) se maria en 1861 à Neerheylissem avec Anne Catherine Pirlet, originaire du village également. Charron de profession, il eut six enfants dont seuls trois atteignirent l’âge adulte, dont un garçon, Henri. Comme indiqué dans l’Almanach 1893 de Neerheylissem, où Jean-François Sevenans y apparait comme électeur, il était domicilié au N°18 rue de l’Enfer, ce qui correspond à l’actuel N°32 rue de la station où il exerçait son métier de charron. Après le décès de Jean-François (fils) à Neerheylissem en 1903, la maison est reprise par Henri Sevenans, son fils. Cette maison portait à cette époque le nom de « A dè Henri mon Ane », où Henri en plus d’être charron y exerçait comme suppléant-dentiste. Quand quelqu’un avait mal aux dents, on lui disait : “Va fé r’mète on dint adè Henri mon Ane”, allusion aux dents qui armaient les herses fabriquées par “Henri mon Ane”. Henri Sevenans eut trois filles avec Marie Victoire Elisabeth Haté :
Ghislaine, qui se maria avec Jules Lallemand et habitait rue Neerdael.
Flore, qui se maria avec Jean Sevenans, son cousin, dont nous parlerons plus bas.
Rosa, qui se maria avec Jean Boeckaerts.
Jean et Rosa Boeckaerts-Sevenans reprirent la maison familiale Sevenans-Pirlet au décès d’Henri Sevenans. La bâtisse fut tour à tour, au travers des générations de descendants Boeckarts, magasin de textile, puis restaurant (« Chez Jean-François », petit-fils de Rosa Sevenans… et clin d’œil peut être involontaire à celui qui habitait la maison vers 1861 : Jean-François Sevenans (fils)). Ci-contre, une photo de la maison Sevenans-Boeckaerts en 1952.
Maison familiale Sevenans-Boeckaerts, rue de la Station, Neerheylissem (années 50)
Joseph était également charron de profession. Il se marie une première fois à Neerheylissem en 1865 avec Cécile Vandenbosch, qui décèdera en 1871 sans qu’ils n’aient eu d’enfant. Joseph se remarie en 1873 à Wange avec Thérèse Laporte, mais reste établi à Neerheylissem, dans la maison familiale de son père, rue Sainte-Anne, où il mourut en 1895. Avec son épouse, ils eurent cinq enfants, dont un mourut à 2 mois. Parmi les autres, on peut relever :
Alphonse Joseph, père de Jean Baptiste Corneille Sevenans, dit Jean Sevenans, auteur d’écrits sur l’histoire du village et qui se mariera avec une de ses cousines, Flore, mentionnée ci-dessus. Alphonse, sa femme Marie Joséphine Maes, son fils et son épouse habitaient au 45 rue du Pont Neuf à Neerheylissem (photo ci-contre).
Marie Christine Eugénie, grand-mère maternelle de Gina Claes. Eugénie s’était mariée avec le facteur d’Ezemaal, Florent Berrens.
Victorine & Cordélie qui se marieront aux frères Henri & Paul Joseph Claes d’Opheylissem. Leurs tombes sont toujours au cimetière de Neerheylissem (concessions à perpétuité Claes-Sevenans où sont également enterrés Alphonse, son fils Jean et leurs épouses). Joseph et Cordélie n’ont pas eu d’enfants (cf. paragraphe sur la maison de François Sevenans). Henri et Victorine Claes-Sevenans ont une descendance plus abondante, partant de leurs sept enfants, dont descendent entre autres Roland et Ginette Claes, enfants d’Albert Claes, fils d’Henri et Victorine. Ils habitaient à Ezemaal, 23-25 Sint-Jobstraat, et tenaient un café et étaient marchands de charbon.
Ancienne maison d'Alphonse et Jean Sevenans, 45 rue du Pont Neuf, Neerheylissem
Charles, témoin au mariage de Théodore Sevenans, était également charron. Il se maria en 1866 à Maria Smets de Neerheylissem et reprit la ferme Smets qui se situait rue du Couvent N°35 (ce qui correspond à l’actuel N°41 rue de l’Abbaye – voir photo ci-contre). Ils eurent sept enfants, dont seuls leur trois filles et Louis Felix, atteignirent l’âge adulte. Felix était le parrain d’Omer Sevenans et décéda en 1946, sans enfant. Charles décéda en 1901 à Neerheylissem. Félix habitait au N°29 rue du Couvent à Neerheylissem (ce qui coïncide avec l’actuel N°33 rue de l’Abbaye), alors que sa sœur Eugénie Sevenans, habitait au N°37 rue du Couvent (mitoyenne de gauche de la maison de ses parents – actuel N°43 rue de l’Abbaye). La maison de Félix Sevenans, qui était historiquement une maison en L avec un atelier sur la droite, a été restaurée dans les années 60. Ci-contre, une photo actuelle de la maison.
Anne-Marie, après s’être mariée en 1865 avec Louis Joseph Petre, resta à Neerheylissem où elle mourut en 1870 à 31 ans.
Marie-Thérèse Pélagie se maria à Neerheylissem en 1867 avec Jean Joseph Gilsoul. Ils restèrent habiter au village où elle décéda en 1910, à 66 ans. Aucun enfant n’a été retrouvé à ce couple lors de nos recherches.
Actuel 41 rue de l'Abbaye, Neerheylissem. Demeure de Charles Sevenans et Maria Smets de 1866 au début du 20ème siècle. L’atelier de charron devait être l’aile sur la droite du bâtiment.
Actuel 33 rue de l'Abbaye, anciennement domicile de Felix Sevenans
A noter que dans l’Almanach de 1893 de Neerheylissem, deux des fils de François, Jean-François et Charles, apparaissent comme électeurs. Dans la Belgique rurale d’avant 1894, le terme d’« électeur » ne désignait pas un simple participant au vote, mais une véritable catégorie sociale privilégiée. Le suffrage étant censitaire, seuls les hommes acquittant un certain niveau d’impôts directs accédaient au droit de vote, ce qui réduisait ce groupe à une poignée d’individus dans chaque village : quelques propriétaires terriens, le meunier, un marchand aisé, parfois un instituteur ou un officier public. Leur présence formait une élite locale, reconnue pour son aisance, sa respectabilité et son influence. Être électeur signifiait participer aux choix essentiels du village, notamment l’approbation du budget communal ou l’élection indirecte du bourgmestre et des échevins. Dans la vie quotidienne, ces hommes étaient consultés par les autorités, recherchés lors des campagnes locales et souvent considérés comme les « conseillers naturels » de la communauté. Leur statut dépassait largement la seule fonction de voter : il incarnait une position de poids dans l’ordre social, un rôle public qui inscrivait leur nom au cœur des affaires du village.
Fratrie de François Sevenans : D’autres Sevenans sont contemporains de François à Neerheylissem. Certains référencés au village dans le registre cadastral Popp (publié vers 1860) ci-ontre. Tous les Sevenans référencés font partie de la fratrie de (Jean) François qui est le 4ème né. Une fois de plus, l'erreur d'orthographe du nom de famille apparaît pour l'un d'eux.
Voici la dite-fratrie – Les deux enfants qui n’atteindront pas l’âge adulte ne sont pas mentionnés dans le texte qui suit.
Jean-Baptiste reste à Neerheylissem où il se marie en 1829. Il est journalier, puis charron, et habite rue des Charrons. Il y décède en 1844. Son domicile, référencé dans le Cadastre de Popp, est visible ci-dessous. Pour note, cette maison était déjà visible dans le cadastre primitif de 1830, mais pas au 18ème siècle.
Référence de propriété de Jean-Baptiste Sevenans dans le cadastre de Popp (Publié vers 1860, mais dressé avant). Légende : section A, # de parcelles (ex : 523), superficies en m² ex : 9,70 = 970 m²), niveau cadastral, revenu cadastral et impôts (francs).
Cette habitation devait se situer où se trouve l’actuel N°7 rue des Charrons (maison récente – la bâtisse d’origine de Jean-Baptiste Sevenans a été détruite début du 20ème siècle)
Jean-Baptiste aura 3 enfants, dont un seul garçon - Jean-Baptiste (né en 1829) - qui se marie à Neerheylissem en 1855 avec Marie-Joseph Dessaussois (dont il reconnait la fille, Célestine, née en 1846 à Opheylissem). Cette famille immigre aux Etats-Unis, dans le Wisconsin, en 1855 où on retrouve leur trace dans les registres de population de 1870 (sous le nom de Sevenance pour Célestine et John B. Savinas pour son père). Célestine s’y marie avec autre immigré Belge, Jules Evrard/Everaets. Leur descendance réside toujours aux Etats-Unis.
1870 Wisconsin census (registre). Jean-Baptiste et Marie Dessaussois y apparaissent comme fermier (2 dernières lignes), habitant avec leur fille Célestine, son mari et leurs petits-enfants – Adresse : Green Bay Ward 2, Green Bay, Brown, Wisconsin, USA.
Emmanuel connait un destin fort différent. Il est conscrit (enrôlé de force à la suite à un système de tirage au sort par entité) dans l’armée impériale française en 1811, à l’âge de 19 ans. Il serait décédé en 1812 durant la campagne de Russie . Son régiment (5e régiment d’artillerie de l’armée impériale) faisant partie du IIᵉ Corps du maréchal Oudinot. Ce régiment perdit plus de 60% de ses effectifs durant la campagne. Emmanuel n’apparait pas parmi la liste des soldats revenus. Plus de détails sont disponibles à son sujet dans la section "Les Conscrits de Neerheylissem".
Charles Joseph se marie à Neerheylissem en 1815. Il est journalier & charron, et a deux filles. Etant donné la taille de son habitation (70 m²), il doit probablement exercer son métier autre part, peut-être chez un autre charron de métier disposant d’un atelier ou dans une exploitation directement. Ils habitent au Bas Chemin, à un endroit qui n’existe actuellement plus comme habitation, mais comme un rond-point. Il y décède en 1859.
Localisation du domicile de Charles-Joseph Sevenans en 1860 (carte de droite) et position actuelle de ce lieu (carte de gauche).
Relevé Cadastral en 1860 pour la veuve et les enfants de Charles-Joseph Sevenans.
Hubert reste à Neerheylissem, où il est référencé comme journalier et charron. Il s’y marie en 1828 et aura sept enfants, dont certains seront charrons à leur tour.
Hubert habite rue d’Ardevoor, dans un quartier où le nombre de grosses exploitations agricoles doit lui assurer une bonne rentabilité dans son activité de charron. La maison qu’il habite abrite un atelier de charron, héritage de son beau-père. Il a en effet épousé Elisabeth Sibille et leur maison s’appelle « Amon Sibille ». Hubert y décède en 1883, à l’âge de 81 ans.
Parmi ses derniers descendants, citons son arrière-petit-fils Achille Sevenans (1880 – 1957), dernier charron-menuisier d’Amon Sibille à Ardevoor, dont une des filles fut la dernière tenancière du petit bistrot qu’y s’y trouvait également. Roland Stordeur est un des petits-enfants d’Achille Sevenans.
Référence de propriété de Hubert Sevenans dans le cadastre de Popp.
Ce qui correspond à l’actuel N°60 de la rue d’Ardevoor. Cette habitation n’apparaissait pas sur les cartes du 18ème, mais bien sur le cadastre primitif de 1830.
Catherine a un enfant illégitime en 1838 à Neerheylissem puis se mariera avec Roch Engels de Gossoncourt où elle partira habiter dès 1846. Elle y décède en 1870.
Richard et Guillaume iront également s’installer à Gossoncourt en 1848 (avant l’arrivée de Théodore), où leur nom de famille sera transformé en « Sevenants », et le restera. Dans le cadastre de 1860, les deux frères sont indiqués comme propriétaire d’un lopin de terre sans habitation, à l’extérieur du village, et son identifiés comme agriculteurs journaliers. Ils devaient probablement résider dans la grosse exploitation agricole qui les employait. Guillaume décède célibataire, en 1878. Richard se marie en 1848 et a plusieurs enfants. Il décède à Gossoncourt en 1876.
Extrait du cadastre de Popp de Gossoncourt
Ceci clôt le chapitre sur François Sevenans, sa descendance, et sa fratrie.
Naissance et mariage : Charles Sevenans naît le 5 mars 1762 à Neerheylissem. Il est le fils de Guillaume Sevenans et de Marie Jeanne Caerlens (orthographié Caerlens/Carlens). Il épouse Marie-Catherine Bielen (aussi écrit Billen), originaire du village voisin d’Eliksem, avec qui il aura au moins dix enfants connus, tous présentés dans la section précédente.
Transcription de son acte de baptême: Le 5 mars, a été baptisé Charles, fils légitime de Guillaume Sevenans et de Marie-Josèphe Caerlens. Ses parrain et marraine furent Charles Goemans et Jeanne-Catherine Pijlis.
Transcription de l'acte de mariage : Le 5 mai 1789, ont contracté mariage Charles Sevenans, originaire de Heylissem, et Anne-Marie Billen, originaire de Eliksem, en présence des témoins Henri Petree et Jean-Baptiste Mertens, lesquels ont déclaré ne pas savoir écrire.
Profession et vie locale : Charles Sevenans est charron de métier, probablement le premier de la longue lignée de charrons Sevenans décrite dans ce dossier. Il est régulièrement présent comme témoin lors d’actes locaux : par exemple, en 1805, âgé de 43 ans, il est désigné comme « charron » dans l’acte de mariage d’un voisin. De même, en 1816, il est à nouveau cité « 55 ans, charron » lors d’une autre cérémonie matrimoniale locale. En dehors de cette activité artisanale, il n’exerce pas de fonction officielle connue : il mène une vie de paysan-artisan au sein de la communauté villageoise de Neerheylissem.
Contexte historique : Charles Sevenans traverse une période de grands bouleversements politiques en Belgique. À sa naissance en 1762, la région fait partie des Pays-Bas autrichiens (sous les Habsbourg d’Autriche). L’agitation révolutionnaire gagne ensuite la région : en 1789, la Brabantine se soulève brièvement contre l’Empereur Joseph II, mais surtout, entre 1792 et 1795, la France révolutionnaire écrase le pouvoir autrichien. La France annexe officiellement la Belgique en octobre 1795, et Charles Sevenans vit alors sous l’Empire français (puis le Premier Empire de Napoléon). Les réformes napoléoniennes (code civil, levées d’hommes, modernisations économiques) s’appliquent à son village. Après la chute de Napoléon, le Congrès de Vienne (1815) place la Belgique au sein du Royaume-Uni des Pays-Bas sous le roi Guillaume Ier. Ce nouveau régime entend consolider un État tampon contre la France. Enfin, la Révolution belge de 1830 aboutit à la sécession des provinces du Sud et à la création de la Belgique indépendante. En automne 1830, les Belges déclarent leur indépendance vis-à-vis des Pays-Bas. Charles Sevenans, alors septuagénaire, vit quelques années sous la monarchie belge naissante avant de mourir en 1844.
Domicile : Charles et sa famille sont domiciliés Rue Saint Job, Neerheylissem (voir chapitre suivant). Extrait du recensement de 1796 pour cette habitation : "SEVENANS Guillaume, 76 ans, ouvrier, originaire de Eliksem, veuf de CARLENS Marie Joseph (1724-1787), SEVENANS Charles, 30 ans, son fils, charron, BILLEN Marie Catherine, 26 ans, sa femme, originaire de Eliksem Il faut encore y ajouter 3 enfants de moins de 12 ans. Cette maison existait déjà vers 1775 et elle était la seule de la rue Saint Job."
Décès : Charles Sevenans décède le 14 juin 1844 à Neerheylissem (son épouse Marie-Catherine étant déjà décédée en 1832), à l’âge honorable de 82 ans.
Transcription de son acte de décès : L'an mil huit cent quarante-quatre, le quinzième jour du mois de juin, à dix heures du matin, par-devant nous Jean Joseph Vanorlé Bourgmestre, Officier de l'État civil de la Commune de Neerheylissem, Arrondissement de Louvain, Province de Brabant, sont comparus Richard Sevenans, âgé de trente-six ans, profession de journalier, domicilié en cette commune fils du défunt et Jean Baptiste Collet, âgé de trente-quatre ans, profession de Garde champêtre, domicilié en cette commune, voisin du défunt, Lesquels nous ont déclaré que hier quatorze juin à quatre heures de l'après-midi Charles Sevenans âgé de quatre-vingt deux ans trois mois et neuf jours, sans profession, né et domicilié en cette commune, veuf de Catherine Billen, fils de feu Guillaume Sevenans et de feue Marie Joseph Caerlens est décédé dans sa maison située en cette commune. Et a le premier comparant déclaré ne savoir signer et le second a signé avec nous le présent acte, après qu’il leur a été donné en lecture.
Naissance : Guillaume naît vers 1718 à Eliksem. Le registre paroissial du village ayant été perdu ou détruit, l’acte ne de baptême n’a pas pu être produit et seuls les index restant témoignent de cette naissance. Il est le fils de Guillaume Sevenans et Marie Madeleine Reynaerts.
Mariage : N’étant pas l’aîné des enfants, et donc le premier hériter, Guillaume quitte Eliksem et se marie le 11 septembre 1746 à Neerheylissem avec Marie Josephe Caerlens (1724 – 1787. Ils auront 6 enfants connus : Charles et cinq filles, dont deux quittèrent le village pour partir respectivement à Noduwez (mariage avec un Dessaussoix) et à Gossoncourt (mariage avec un Léonard). Parmi les trois autres qui restèrent à Neerheylissem, une resta célibataire et les autres se marièrent respectivement dans les familles Smeesters et Latinne.
Transcription de l'acte de mariage : Le 11 septembre, après obtention d’une dispense, ont été proclamés en face de l’Église (les futurs époux pour le mariage) Guillaume Sevenans, originaire et de la paroisse d’Eliksem, et Catherine Marie Josèphe Caerlens, ma paroissienne, en présence de Jérôme Sevenans et Catherine Sevenans.
On constate que Jérôme et Catherine Sevenans, frère et sœur de Guillaume, sont témoins à son mariage. Suite à son mariage, Guillaume emménage à Neerheylissem en 1746. À l’époque le village est peuplé d’environ 450 à 540 habitants (voir Annexe 2) répartis sur environ 93 maisons . Il est à l’origine de la première construction de la rue Saint Job, référencée comme habitation #2 dans la représentation ci-dessous.
Historique de la première maison Sevenans à Neerheylissem : Comme décrit dans l’ouvrage de Jean Delande sur l’histoire de Neerheylissem, la première maison rue Saint-Job fut celle érigée par Guillaume Sevenans. Cette maison apparaît sur la carte de Ferrari en 1777, où son esseulement est bien visible.
Étant alors la première maison de ce secteur, il est probable que Guillaume y ait aménagé un dispositif destiné à la collecte de l’eau. Cette présence est à l’origine de l’appellation « Sevenans » donnée à la source ainsi qu’à la fontaine attenante, toujours visible aujourd’hui (« Lu fontin.ne Sév’nans »).
Vue du Nord de Neerheylissem vers 1777. La maison de Guillaume Sevenans est entourée en jaune. On y voit le tracé du ru partant de la source Sevenans. Rues : (1) Rue Saint-Job, (2) rue de Léau (actuelle rue Ste-Anne), (3) rue Neerdael. La mention "St Roch" en haut à droite corespond à l'ancien nom de la chapelle St Job qui apparaiit en rouge sur le coin du carrefour où elle se situe toujours aujourd'hui.
La présence de Guillaume et son épouse Marie Josèphe Carlens à Neerheylissem est attesté par le Status Animarum du curé Van Kerckohve en févier 1749 dans une maison – dont la localisation n’a pas pu être confirmée – à la Quade Strate (Mauvaise Rue, qui deviendra par la suite rue de l’Enfer puis rue de la Station). Cette première habitation devait se situer sur la gauche en venant de l’embranchement avec la rue des Charrons, avant l’actuelle entrée du Brouc.
Le même Status Animarum indique une mise-à-jour en 1754 avec la construction à Wynborne de la maison discutée ci-dessus dans ce qui deviendra la rue St-Job.
Le calque de l'Atlas Vicinal Belge de 1841 montre clairement l'habitation historique Sevenans comme étant à droite de l'actuelle N°12 de la rue Saint-Job. Les N°10 & N°12 de la rue datent probablement de l'après Seconde Guerre Mondiale et sont celles apparaissant sur la carte de 1952 ci-dessous.
En 1850 (carte page suivante), l’habitation est toujours bien présente dans un environnement en lente expansion. Néanmoins, Charles et Guillaume étant décédés et la maison vendue par leur descendance, la famille Noret en apparait propriétaire :
Extrait du cadastre de Popp (1850) pour Neerheylissem. La maison Sevenans d'origine est entourée en jaune sur le plan ci-dessous.
Dès les cartes de 1880, il n’y a plus de trace d’habitation à cet endroit. Il faut attendre 1952 pour voir s’ériger de nouvelles habitations à cet endroit, bien que plus à gauche d’où était la maison historique des Sevenans :
Carte topographique de 1952. La zone où se trouvait la maison de Guillaume & Charles Sevenans est entourée en jaune. La maison historique de François Sevenans - entourée en rouge - apparait toujours bien sur la carte.
Description des maisons de l'époque : A la fin du 18° siècle et au début du 19° siècle, la maison rurale possède en règle générale une salle de séjour et une chambre à coucher. La salle de séjour possède un foyer, généralement un feu ouvert, avec une crémaillère fixée dans le conduit de la cheminée. Dans cette pièce on prépare les repas, on mange, on se réunit pour la veillée et elle sert parfois d'atelier lorsque le propriétaire est un artisan (tisserand, cordonnier, ...).
L'autre pièce de la maison est la chambre à coucher qui se situe parfois à l'étage, parfois à l'arrière du bâtiment ; une partie de la chambre est réservée aux parents, l'autre, séparée par une cloison est le domaine des enfants qui s'y entassent pèle - mêle. Les pièces ont généralement une hauteur d'environ deux mètres, parfois moins, on y accède par une porte basse, souvent de guingois ; les fenêtres sont petites. Les murs sont blanchis à la chaux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur Le sol est en terre battue. La toiture est fréquemment en chaume.
Souvent, l'étable et la grange sont adossées à la maison. Parfois même, seul un couloir étroit sépare la salle de séjour de l'étable. Devant la maison, il y a généralement une cour avec un tas de fumier qui sert de lieu d'aisance à toute la famille. On y trouve généralement un puits.
Près de la maison se trouve un jardin, dans lequel sont cultivés des navets, des pommes de terre, des choux, ...
Neuf maisons sur dix se trouvent dans cet état, qu'il s'agisse de maisons de petits paysans, d'artisans ou de journaliers ; tous avaient au moins une parcelle de terre et élevaient un cochon, une vache et parfois un cheval qui servait aux déplacements.
Représentation possible de la maison de Guillaume Sevenans, rue Saint Job, à ces débuts.
Décès : Guillaume décède le 15 juin 1810 à Neerheylissem, à l’âge plus qu’honorable de 92 ans. Sa femme Marie-Josèphe était déjà partie 23 ans plus tôt, en 1787, à 63 ans.
Transcription de son acte de décès : Du quinzième jour du mois de juin, l'an Mil huit cent dix à trois heures du jour. Acte de décès de Guillaume Sevenans, décédé le quatorzième jour du mois de juin, à huit heures du soir, profession de Journalier, âgé de nonante-deux ans, né à Elixem, département de la Dyle, demeurant à Neerheylissem, époux de feue Marie Joseph Caerlens (…).
Sur la déclaration à moi faite par Charles Sevenans, âgé de quarante-huit ans, demeurant à Neerheylissem, profession de Charron, qui a dit être le fils du défunt. Et par Jean Pierre Mennon, âgé de quarante-deux ans, demeurant à Neerheylissem, profession de Maréchal, qui a dit être ami du défunt.
Constaté suivant la Loi et lecture du présent acte donnée aux parties comparantes, par moi Auguste Huftier, Maire de Neerheylissem, faisant les fonctions d'officier public de l'État civil, soussigné, qui ont signé à l'exception de Charles Sevenans qui a déclaré ne savoir écrire.
Arbre généalogique des membres de la famille Sevenans discuté dans cette deuxième partie depuis Théodore, lien avec le chapitre précédent. A partir de Théodore, les portraits sont des images générées par ChatGPT pour un homme de 30 ans sur base des traits des descendants, de l’époque à laquelle il vivait et son métier.